Suite de la diffusion des IIèmes rencontres Droit et cinéma : regards croisés avec la communication de Jean Tulard, Professeur des Universités, membre de l'Institut : Le contrat (du tueur) : un contrat de travail comme les autres.
Réalisation : Ch. Bessaguet et F. Charneau (@ctice, Université de La Rochelle)
Suite de la diffusion des IIèmes rencontres Droit et cinéma : regards croisés avec la communication de Marie-France Mazars, conseiller doyen de la chambre sociale de la Cour de cassation : Le lien de subordination dans l’œil de la caméra.
Réalisation : Ch. Bessaguet et F. Charneau (@ctice, Université de La Rochelle).
Suite de la diffusion des IIèmes rencontres Droit et cinéma : regards croisés, avec la communication de Jean-Marie Tixier : "Du militarisme démocratique ou du danger de laisser la guerre à ceux qui en font le métier".
Réal. Ch. Bessaguet, F. Charneau (@ctice, Université de La Rochelle)
Suite et fin de l'exposé préliminaire d'A. de Luget et M. Flores-Lonjou, maîtres de conférences en droit public à l'Université de La Rochelle, des IIèmes rencontres Droit et cinéma : regards croisés de 2009 dont le thème était : Travail, droit et cinéma. La première partie de la communication avait été mise en ligne le 17 juin 2011. Les autres communications suivront dans les semaines à venir.
Réal. Ch. Bessaguet et F. Charneau (@ctice, Université de La Rochelle)
En attendant les IVèmes rencontres Droit et cinéma : regards croisés consacrées au vote à l'écran (2 et 3 juillet 2011), voici les vidéos des IIèmes rencontres de 2009 dont le thème était : Travail, droit et cinéma.
La vidéo ci-dessous est la première partie de l'exposé préliminaire par A. de Luget et M. Flores-Lonjou, maîtres de conférences en droit public à l'Université de La Rochelle et organisatrices des rencontres. La mise en ligne des deuxième et troisième parties aura lieu les prochains jours, et celle de toutes les communications au cours des semaines à venir.
Réalisation : Ch. Bessaguet et F. Charneau (@ctice, Université de La Rochelle)
La Faculté Jean-Monnet de l’Université Paris-Sud XI et la ville de Sceaux organisent, du 30 mars au 5 avril 2011, la troisième édition du festival Ciné-Droit, sur le thème du travail. Sous la présidence de la psychanalyste et historienne Elisabeth Roudinesco et avec la participation de François Doubin, ancien ministre du Commerce, de l’artisanat et de la consommation, ainsi que des réalisateurs Jean-Michel Carré et Christian Rouaud …
Programme du colloque du 1er avril : Le travail : souffrance ou plaisir ?
Dans l’enceinte de la Faculté Jean-Monnet, ce colloque ne réunira pas seulement des universitaires spécialistes du droit du travail : sous les regards croisés d’artistes, d’hommes de lettres, d’historiens, de psychanalystes, de sociologues, de juristes… des aspects les plus divers de l’univers du travail seront examinés avant d’être débattus entre les participants et le public.
Colloque Le travail : souffrance ou plaisir ?
9h : ouverture du colloque par Jérôme Fromageau, doyen de la faculté Jean-Monnet
Matinée : 9h30 : Souffrance et plaisir au travail
Sous la présidence de Frédéric Touboul, directeur général de Intelligence-rh.com
- Clarisse Siméant, historienne du droit et maître de conférences à l’université Paris-Sud 11 : « Labor » dans la doctrine romano canonique médiévale.
- Jean-Baptiste Rivaud, professeur de lettres en khâgne : Au commencement était la terre...
- Gérard Koch, artiste sculpteur : Le plaisir de faire
Pause : 10h45 à 11h
- Marie Pezé, docteur en psychologie, expert judiciaire, responsable du réseau de consultations « Souffrance et travail » : Les athlètes de la quantité
- Fatma Bouvet de la Maisonneuve, médecin psychiatre et addictologue, responsable de la consultation d'alcoologie pour femmes à l'hôpital Sainte-Anne à Paris : La santé psychique des femmes actives
- Ninon Maillard, historienne du droit et maître de conférences à l’université de Nantes:Quel statut pour le plus vieux « métier » du monde ? Quelques réflexions sur les réglementations de la prostitution en France
Après midi :
Sous la présidence de François Jankowiak, professeur à l’université Paris-Sud 11
14 h : Le travail : approches croisées
- Robert Castel, sociologue, directeur d’études à l’EHESS : Au-delà de la souffrance et du plaisir, la reconnaissance sociale…
- Antoine Lyon-Caen, professeur de droit à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense et directeur de la Revue de droit du travail : Le travail du droit
- Bernard Friot, professeur émérite à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense, IDHE: Le travail entre l’emploi et le salaire à vie
16h30 : Travail et inégalités
- Emmanuel Dockès, professeur de droit à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense: L'essor moderne de la subordination au travail
- Louis Schweitzer, ancien président de la Halde, président d’honneur de Renault :Discrimination, égalité et inégalités au travail
Out. Il faut que ça sorte. La réponse à la condescendance masculine du professeur au mépris pontifiant, du dirigeant syndical encroûté de paternalisme, des dirigeants négligents pour une force de travail annexe, ces femmes de l'atelier de confection de Ford. Out. Il faut que ça sorte. Ces femmes de l'atelier insalubre où elles sont reléguées dans la plus grande usine Ford en Europe, à Dagenham, dans l'Est du grand Londres. Out. Il faut que ça sorte. Du second rôle dans lequel la société des années 1960 les tient : ravissante femme au foyer surdiplômée (Rosamund Pike), ouvrière au salaire d'appoint (Sally Hawkins), ministre empêtrée de conseillers inutilement protecteurs et fats (Miranda Richardson).
Out. Prononcé sans brutalité, comme un constat, un mot suffisant pour que toutes les femmes de l'atelier se lèvent et quittent les lieux. En 1968, ces ouvrières de Ford vont, l'espace de quelques mois, occuper la place, la rue, la scène syndicale et politique alors qu'elles n'ont pas plus de culture syndicale que politique. Pourquoi ? Elles disent simplement vouloir le même salaire que les hommes qui exercent le même travail qu'elles. Cette exigence de justice force le respect tout au long du film We want sex equality,titre pour la France de Made in Dagenham. Le film, fiction inspirée de faits réels, est exaltant, aussi drôle qu'efficace.
Ce qui est montré de ces femmes donne envie d'agir, de ne pas renoncer et de demander l'asile politique à cette Grande-Bretagne enchantée des swinging sixties. En quelques scènes, par le jeu des actrices et acteurs, on voit monter une leader dans le groupe, on perçoit les difficultés d'une grève au long court, on est fasciné par le personnage de la meneuse de grève, petit bout de femme ordinaire et tenace. Elle est la petite sœur d'autres militantes de cinéma. Ainsi dans le film de Martin Ritt en 1979, Norma Rae était aussi une ouvrière réticente à l'action poussée par ce mélange qui fait les très bons détonateurs, la répétition quotidienne de petites injustices jamais résolues et le passage d'un syndicaliste aguerri.
Le fonctionnement du collectif ouvrier, la capacité d'écoute et de compréhension pour chacune, l'entrée dans les arcanes d'une organisation syndicale machiste, voilà qu'en quelques plans et dialogues mémorables se déroule un fantastique cours de théorie des organisations. Le film paraît d'autant plus nécessaire que les rires qui fusent dans la salle pendant la projection reprennent le temps du générique devant le texte relevant comment l'égalité des salaires est acquise en Grande-Bretagne depuis la loi de 1970 et comment Ford est devenue une industrie modèle dans le traitement des salariés. Pourquoi serait-ce drôle à l'heure où s'enseigne la responsabilité sociale des entreprises ? Est-ce incroyable aux yeux de spectateurs devenus imperméables aux discours des entreprises modèles ? Si le film fait rire jusqu'à sa dernière minute, c'est que les inégalités demeurent visibles à tous malgré les lois d'égalité de traitement. La Grande-Bretagne affichait en 2010 un écart moyen de 19,8 % entre le salaire des hommes et celui des femmes (Annual survey of hours and earnings : www.statistics.gov.uk/pdfdir/ashe1210.pdf).
Inutile de préciser que l'écart est en défaveur de ces dernières. En France, l'Insee indique en 2010 un écart moyen de 27%. Et ces deux chiffres ne disent rien de l'accès restreint à nombre de carrières : pour l'ensemble des pays de l'OCDE (www.oecd.org/document/57/0,3746,fr_21571361_46558043_47049657_1_1_1_1,00.html), les femmes ne bénéficient pas des mêmes opportunités que leurs collègues masculins. Notre Assemblée nationale s'enorgueillit de 18,6% de députées quand les conseils d'administration des entreprises françaises comptent parmi leurs membres un médiocre 7,6% de femmes et que 17% des entreprises françaises peuvent revendiquer une patronne. Mais l'université et la justice nous sauvent, 28% des professeurs du supérieur étant des femmes et 57, 8% des magistrats des femmes. Ouf.
Que ces chiffres ne vous effraient pas, le film reste une fabuleuse comédie engageante. L'atmosphère estivale et très colorée, très éloignée des récents pensums que le cinéma français a produits sur le monde industriel, n'est pas pour rien dans l'enthousiasme que suscite le film. Son point de départ mérite qu'on y revienne. Il s'agit aussi d'une aventure collective www.sonyclassics.com/madeindagenham
Le producteur, Stephen Woolley, à la suite d'une émission de radio sur un groupe de femmes grévistes en 1968, décide d'aller à leur rencontre. Il est véritablement séduit par leur action mais aussi par leur personnalité et se refusant à brosser le portrait de l'une d'elles, il suscite un scénario fidèle à l'action mais librement inspiré des ouvrières grévistes. Le personnage de Rita O'Grady (interprétée par Sally Hawkins) est inspiré de plusieurs de ces femmes. Woolley et la productrice Elizabeth Karlsen vont donc s'investir dans le scénario avec Billy Ivory à l'écriture avant de trouver leur réalisateur, Nigel Cole. Pour la petite histoire, le film a été tourné dans l'usine Hoover au pays de Galles qui avait fermé ses portes peu de temps avant le tournage, l'usine originelle de Dagenham ayant elle disparu.
Out. Il faut que ça sorte. C'est aussi la trajectoire d'une femme bousculée dans ses certitudes, ses habitudes et ses limites. Elle parviendra à sortir de ce cadre dans une aventure collective. La prise d'ampleur du personnage de fiction fait écho au magnifique documentaire de Christian Rouaud sur la grève des Lip. Les différents témoignages de femmes y montrent leur maturation dans l'action collective : comment de jeunes ouvrières en retrait écoutant les aînés, les mieux formés, ceux qui savent, elles étaient devenues actrices de leur parcours et elles ont pris une place dans la société à laquelle elles n'auraient pas même rêvé auparavant. Alors dehors, allons chercher ce que nous sommes. L'enthousiasme est contagieux.
Eve Lamendour
Maître de conférences en gestion
Université de La Rochelle
D'autres parcours de militantes au cinéma:
La grève des bonnes, film Pathé (1908)
Norma Rae de Martin Ritt (1979)
Les LIP, l'imagination au pouvoir de Christian Rouaud (2007)
La reprise du travail aux usines Wonder de Jacques Willemont (1968)
Ce rapide billet pour informer les personnes qui seraient intéressées que nous tenons à leur disposition la bibliographie ainsi que la filmographie ayant servi à la préparation des rencontres annuelles.
- Exposé
préliminaire parAgnès de Luget et Magalie Flores-Lonjou, maîtres de
conférences en droit public à l'Université de La Rochelle
I. Le travail : un matériau cinématographique
- Filmer le travail,
ou les limites de la caméra par CatherinePozzo di Borgo, réalisatrice
- Du militarisme démocratique ou du
danger de laisser la guerre à ceux qui en font le métierpar Jean-Marie Tixier, maître de conférences en littérature et cinéma
à l'Université Montesquieu Bordeaux IV
- Le travail dans l'âge d'or de la
comédie américaine : hiatus ou relecture ?parRichard Vidaud, Professeur d’anglais en Première Supérieure au Lycée G. Guist’hau
de Nantes
II. Le droit du travail : un défi cinématographique
- Le lien de
subordination dans l’œil de la caméra par Marie-France Mazars, conseiller doyen de la
chambre sociale de la Cour de cassation
- Le contrat (du
tueur) : un contrat de travail comme les autrespar Jean Tulard,
professeur des universités,membre de
l'Institut
III. Le cinéma : un instrument de recherche en droit social
- Les films italiens
: outils d'analyse d'une société complexe par Françoise
Thibaut, professeur émérite de droit public à l'Université de Poitiers,
correspondant de l'Institut
- Les évolutions du droit du travail et le monde de l'entreprise vus par le cinéma français (de 1981 à nos jours) par Lionel Miniato, maître de conférences à l'Université de Toulouse
- Working class zero : à propos de Blue collar de Paul Schrader (1978) par Xavier Daverat, professeur de droit privé à l'Université Montesquieu Bordeaux IV
- Le harcèlement
moral : une histoire de cinéma ?par Marie-Luce Bernard-Vincent, maître de
conférences en droit privé à l'Université de La Rochelle, LASAPE
- Rapport de synthèse, par Jean-Paul Pancracio, professeur de droit public à l'Université de Poitiers
Les actes du colloque 2009, en
attente de publication, sont partiellement en ligne sur le
site de canal académie :
La représentation du
droit au cinéma constitue le cœur de notre recherche entreprise depuis 2008
dans le cadre du cycle Droit et
cinéma : regards croisés. Cette thématique de recherche ne vise donc pas
à étudier le statut du créateur, des œuvres, et de leur exploitation qui ont
déjà fait l’objet de plusieurs analyses de la part de juristes (par ex. Jean-Marie PONTIER, Le droit du cinéma, P.U.F., 1995, coll.
Que sais-je ? ; Gaëlle BOSSIS et Raphaël ROMI, Droit du cinéma,
LGDJ, 2004, coll. Systèmes ; Jean-Marie PONTIER, Jean-Claude RICCI et
Jacques BOURDON, Droit de la culture, Dalloz, 1996 ; Claire BERNE, Histoire
du droit du cinéma français, Thèse de doctorat en linguistique, Paris I,
2000 ; Marie CORNU, Le droit culturel des biens, Thèse de doctorat
en droit privé, Paris II, 1994) ; mais plus précisément à
appréhender le Droit comme sujet (direct ou indirect) d’une création
cinématographique, comme ce fut réalisé à propos du 9ème art (Catherine RIBOT Dir., Droit et Bande dessinée. L’univers juridique
et politique de la bande dessinée, P.U. de Grenoble, 1998). En effet, si le droit est représenté dans le 7ème art comme il l’a été en
littérature (Philippe MALAURIE, Droit et littérature, Ed.
Cujas, 1997, coll. Anthologie ; Antoine GARAPON et Denis SALAS Dir., Imaginer
la loi. Le droit dans la littérature, Ed. Michalon, 2008, coll. Le bien
commun ; v. également les travaux de François Ost ou bien ceux d’Anne
Simonin), c’est principalement sous l’angle du droit privé, en
raison des relations interpersonnelles qui se nouent entre les personnages par
le truchement du droit. Parmi les disciplines du droit privé, le droit pénal
(mais est-il vraiment du droit privé ?) occupe une place de choix (Christian GUERY, Justices à l'écran, PUF, 2007, coll. Questions
judiciaires ; Bruno DAYEZ, Justice et cinéma. Quarante méditations sur
la justice vue à travers le septième art, Anthémis, 2007). Il est le plus filmé à travers les scènes de procès auxquelles l’imagerie
hollywoodienne nous a habitués depuis fort longtemps (Laurent GOUALLE, Le drame judiciaire ou la représentation du procès
dans le cinéma américain, Thèse Doctorat en Cinéma, Paris III, 2001).Les questions de droit public sont
peu ou pas représentées dans la production cinématographique, même si nous
avons tous en mémoire James Stewart utilisant le règlement du Sénat américain
pour dénoncer les turpitudes des politiques en lisant la bible dans le film de
Franck CAPRA, Mr Smith goes to Washington.
Ainsi, Droit et cinéma : regards croisés se
décline dans le temps autour de thématiques annuelles permettant d’appréhender
l’ensemble des disciplines juridiques au sein des productions cinématographiques
dans une perspective pluridisciplinaire. Les rencontres Droit et cinéma :
regards croisés2008 furent consacrées auHuis clos judiciaire au cinéma, et celles
de 2009 abordèrent le triptyque Travail,
droit et cinéma. Quant à celles de 2010, qui auront lieu les 3 et 4 juillet,
et pour lesquelles un soutien moral et financier du GIP Droit et justice du Ministère de la
justice a été obtenu, elles vont s'intéresser à la question de l’enfance
au cinéma.
Ces rencontres
permettent d’approfondir l’hypothèse de départ selon laquelle le cinéma est
tout à la fois instrument de connaissance du droit, instrument de réflexion,
mais aussi vecteur d’apprentissage et de formation. En effet, la tentation est
grande d’adapter aux études juridiques françaises la méthode américaineconsistant
à enrichir les supports classiques que sontles textes juridiques, la jurisprudence et la doctrine de documents
filmiques.
Droit et
cinéma : regards croisés a été crée par Agnès de LUGET et
Magalie FLORES-LONJOU, maîtres de conférences en droit public à l’Université de
La Rochelle, qui en sont les responsables. Depuis les premières rencontres,
plusieurs personnalités de prestige, reconnues pour leurs compétences
juridiques et/ou cinéphiliques sont intervenues (Jean Tulard, professeur des Universités, membre de l'Institut, Françoise
Thibaut, professeur de droit public, correspondante de l'Institut, Marie-France Mazars, conseiller doyen de la chambre sociale de la Cour de cassation, Christian Guéry, doyen des juges d'instruction à Nice, Xavier Daverat, professeur de droit privé à l'Université Montesquieu Bordeaux IV, Jean-Marie Tixier, maître de conférences en littérature et cinéma à l'Université Montesquieu Bordeaux IV, Catherine Pozzo di Borgo, réalisatrice, Gwenaele Rot, maître de conférences en sociologie à l'Université Paris X, N. T. Binh, critique de cinéma, membre du comité de rédaction de la revue Positif, etc ... ).Le
blog Droit et cinéma : regards
croisés a pour ambition, non seulement de rendre compte de nos activités de
recherche – les rencontres annuelles (passées et à venir) ainsi que les conférences
qui se déroulent tout au long de l’année – mais également de suivre l’actualité
du cinéma, à travers des recensions de films et d’ouvrages et, le cas échéant
d’articles, pouvant intéresser à la fois le cinéphile et le juriste.
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