Le rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR)
vient d’être dévoilé (http://www.cor-retraites.fr/article1.html). Sans surprise, il
prévoit un déficit de l’ordre de « 72 à 114 milliards d'euros par an en 2050 si rien n'est fait d’ici là » (http://www.lexpress.fr/actualites/2/les-retraites-necessitent-une-reforme-structurelle-dit-fillon_884591.html ). Créé en 2000 par
le Premier Ministre d’alors Lionel Jospin, le COR « est une structure pluraliste et permanente, associant des
parlementaires, des représentants des partenaires sociaux, des experts et des
représentants de l'État. Il a pour mission essentielle d'assurer le suivi et
l'expertise concertée permanente de notre système d'assurance vieillesse et de
faire des propositions » (http://www.cor-retraites.fr/article1.html).
Dernier grand chantier du quinquennat du Président Sarkozy,
la réforme des retraites englobera, sans
doute, dans un même ensemble les salariés du secteur privé et les agents de
l’Etat et des autres collectivités publiques comme le donne à penser le récent
remaniement ministériel regroupant en un même ministère sous le patronage
d'Eric Woerth le Travail, la Solidarité et la Fonction publique - sous la
responsabilité du secrétaire d'Etat Georges Tron - (http://www.travail-solidarite.gouv.fr/).
Le thème des retraites, s’il déclenche les passions des partenaires sociaux, n’a pas l’heure de plaire aux cinéastes. Rares sont les films qui abordent cette question. Et pourtant O’ Horten / La nouvelle vie de Monsieur Horten de Bent Hamer, auquel le Festival International du Film de La Rochelle ( http://www.festival-larochelle.org/ ) rendit un hommage en 2009, pose un regard burlesque, chaleureux et complice sur ce passage hors de la vie active. Odd Horten, conducteur de train pendant près de quarante ans sur la même ligne de chemin de fer, va s'engager sur une voie inconnue, qui ne sera plus scandée par ses déplacements ferroviaires, mais par la rythmique de sa nouvelle vie faite de croisements improbables, de discussions inopinées au gré de rencontres fortuites et d'activités sportives auxquelles la régularité imposée de sa vie dédiée au rail ne l'avait pas préparé. La métaphore du train, ici utilisée pour ce saut dans l'inconnu, n’est pas sans rappeler d'autres rites de passage, comme celui de l’adolescence à la vie adulte. Le regard de Bent Hamer, plus qu’une invitation au voyage, est une ode à la retraite.
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Rédigé par : sadialParee | mercredi 31 août 2011 à 10h33